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akurbitz |
Page de test 40b |
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Nous savons que les moteurs de recherche sont capables de repérer l'existence de plusieurs pages identiques sur le Web. Lorsque deux pages ont des contenus trop proches, l'une des deux est éliminée des index. Cette disposition, nommée "Duplicate content detection", permet d'éviter la présence de doublons inutiles dans les résultats de recherche. La page d'expérimentation que vous lisez actuellement est conçue dans le but d'en savoir d'avantage.
But de l'expérimentation
L'existence du phénomène nommé "Duplicate Content Filter " n'est plus guère contestée aujourd'hui.
Plusieurs expérientations ont déjà démontré son existence, les brevets déposés par Google et Yahoo en expliquent le principe et le bon sens suffit à comprendre son utilité.
Toutefois, si nous savons qu'il convient d'éviter les pages ayant des contenus "similaires", nous ignorons aujourd'hui ce qu'il faut entendre précisement par "similaires".
On entend souvent citer la valeur de 70% (des outils tels que Copyscape et Similar Page Checker permettent de comparer 2 pages et d'en établir le coefficient de similitude), mais à notre connaissance, aucune expérimentation n'a permis à ce jour de déterminer le pourcentage exact au-delà duquel Google, Yahoo et MSN considèrent qu'une page est "dupliquée" par rapport à une autre.
L'expérimentation menée à l'aide de la présente page démontre que ces 70% ne correspondent à aucune réalité et que la façon dont les moteurs détectent le Duplicate Content ne peut se résumer à un simple pourcentage de ressemblance.
Méthodologie
La page que vous être en train de lire à été dupliquée à plusieurs reprises à l'intérieur de ce site. Chacune des copies réalisées à été légèrement modifiée de façon à présenter une ressemblance particulière par rapport à la page d'origine.
Page comportant des balises <TITLE> et <DESCRIPTION> identiques à l'originale |
Page comportant des balises <TITLE> et <DESCRIPTION> différentes de l'originale. Le titre sous forme de texte est également différent. |
Le texte ci-dessous subit des variations d'une page à l'autre, afin de générer des différences entre toutes les pages :
Histoire d'un plagiat
Trois ans déjà ! Cela faisait à présent trois longues années que le docteur Page travaillait d’arrache-pied sur son site web, enrichissait ses dossiers et sa page de liens, corrigeait des détails infimes sur tel ou tel chapitre et optimisait ses balises meta dans un admirable souci de perfection.
Sa pugnacité avait d’ailleurs porté ses fruits : le site du bon docteur, considéré comme une référence par la communauté mondiale, accumulait les citations et les succès.
La suite de cette histoire figure sur la page originale de l'expérimentation sur le "dupplicate content". Il s'agit d'un texte absolument original intitulé "Docteur Page et Mr. Rank".
Certains des internautes ayant eu l'occasion de découvrir ces pages d'expérimentation m'ont accusé d'avoir écrit un plagiat de l'oeuvre d'un certain Monsieur Stevenson qui s'intitulerait, selon eux, "L'étrange cas du Docteur Jekyll et de Mr. Hyde".
Je remercie Dieu que le ridicule ne tue pas. Dans le cas contraire, cette affaire aurait eu des conséquences désastreuses pour la démographie de notre planète, car cette affirmation est on ne peut plus ridicule !
Sachant que l'ampleur de mon génie littéraire ferait forcément des envieux et des jaloux au moment où je rendrais cette histoire publique, je tiens à préciser que j'avais pris la précaution de lancer une recherche Google sur les termes "Docteur Jekyll et Mr. Hyde" avant de publier mon histoire, et que cette recherche ne ramenait absolument aucun résultats il y a encore quelques semaines.
A l'époque, cette oeuvre n'existait tout simplement pas ! Mais voilà, il suffit que je laisse déborder mon talent naturel en jetant au hasard quelques mots sur une page Web pour que soudain, et alors que rien ne peut le justifier, le livre de ce Monsieur Stevenson se mette à exister depuis plus de cent ans ! C'est un peu facile !
L'explication me parait transparente et toute personne dotée d'un minimum de bon sens aura sans aucun doute tiré les déductions qui s'imposent : ce Monsieur Stevenson a eu accès à la machine à voyager dans le temps qu'avait mis au point feu Monsieur H.G. Wells en 1894. Le fait que ces deux hommes se fréquentaient n'est un secret pour personne puisqu'ils sont contemporains et qu'à cette époque, c'est bien connu, tout le monde se connaissait.
D'un naturel envieux et jaloux, Monsieur Stevenson a très mal vécu le fait que Monsieur Wells se soit fait connaître et admirer pour son oeuvre La Machine à explorer le temps éditée en 1895. Sa concierge m'a raconté qu'au moment de la publication de ce livre formidable, Monsieur Stevenson avait eu la médiocrité de s'exclamer : "Ce povre tipe n'a vrément aucune imaginassion. Il sé contenter de raquonter le voyaje qu'il a fé avaique ça machine et voila que tou leu monde aplaudi !" (vous noterez que Monsieur Stevenson fait des fautes d'orthographe même lorsqu'il parle, ce qui démontre suffisamment sa maîtrise absolument pathétique de l'art littéraire et son incapacité à produire quoi que soit de valable dans ce domaine !)
Dés lors, hanté par la réussite de celui qu'il considère désormais comme un rival, notre brigand rumine sa colère et cherche désespérément un moyen de le surpasser dans l'estime de ses concitoyens. Une nuit, alors qu'il s'est laissé affreusement allé sur sa bouteille d'absynthe pour y trouver le courage dont sa constitution déplorable la dépourvu, il se glisse subrepticement dans la cave de Mr. Wells, y découvre la machine à voyager dans le temps que ce dernier y a mis au point, et programme un voyage vers l'année 2006.
Pourquoi a-t-il fallut que cela tombe sur moi ? Comme vous l'avez compris, ce mécréant répugnant avait l'intention délibérée de voler le génie de quelqu'un. A peine arrivé dans notre époque, il se jette sur Google et commence par taper "copy a masterpiece". Google, pas si bête, constate immédiatement que les desseins de notre maraud sont funeste. Il l'oriente délibérément vers des copies de tableaux dans le but de le déstabiliser. Mais Robert Louis ne s'arrête pas là ! Il n'a jamais réussi a réunir autant de courage dans toute sa médiocre existence et il ne veut pas rester sur cet échec. Il se ressaisit et tape, plus ou moins au hasard, "Duplicate content".
Malheur ! Les pages d'expérimentation que vous êtes en train de consulter s'affichent dans les résultats de Google et mon oeuvre majestueuse, dévoilée dans son innocente et chaste nudité, est brutalement souillée par son innommable regard. "Kel idait de gény" s'exclame-t-il dans la cacahuète pourrie et malodorante qui lui sert de cervelle, "jeu vé fairre fortune avaic ssa !". Et c'est en effet se qui s'est produit.
S'étonnera-t-on que la puissance incommensurable de mon talent ait eu l'impact que l'on connaît désormais sur l'oeuvre de Stevenson ? Sans doute pas. Une telle saveur de propos, une telle élégance dans le délicat déroulement de l'intrigue ne pouvait qu'éblouir les lecteurs du siècle dernier. Le succès d'un récit imprégné par la grâce de mon génie était nécessairement fatal.
Mais je ne pouvais laisser notre forban s'en tirer à si bon compte. Ulcéré par l'outrage qu'il avait fait subir à ma merveilleuse histoire, je fus rapidement résolu à révéler à la terre entière l'injustice de la situation. Je me mis immédiatement à reconstruire la machine à voyager dans le temps de Wells d'après les maigres descriptions qu'il en fait dans son récit (comme chacun sait, la machine originale, a été volée par la C.I.A qui la conserve dans ses docks de Roswell). Mon talent de bricoleur étant presque aussi développé que mes dons d'écrivain, l'entreprise ne fut pas longue et me conduit inévitablement au succès.
J'errais longtemps dans les couloirs du temps avant de découvrir le moment précis ou le pitoyable impudent avais travaillé à commettre son larcin culturel, mais ma quête finit par me mener à la réussite : le 19 juillet 1918, je surpris notre homme en train de rédiger les premières lignes de son futur plagiat. N'ayant pas songé à emporter un appareil photo numérique dans mes aventures spatio-temporelles, j'appellais aussitôt un peintre sur les lieux afin de dresser un croquis rapide pouvant servir de pièce à conviction. Cette preuve formelle, vous pouvez la voir de vos propres yeux au début de ce compte rendu.
J'espère que cette démonstration mettra un point définitif aux rumeurs malveillantes qui ont tenté désespérement de renverser cette pénible situation et qui ont voulu me présenter, moi, le génie authentique, comme l'auteur d'une indignité dont je suis bien incapable, étant profondément honnête, objectif et sensé de nature.
Je demande que cela finisse. Je demande que l'on montre un minimum de respect à ceux, dont je fait partie et dont je suis l'emblème victorieux, qui construisent au prix de leur sueur et de leur ampoules sur les doigts, la destinée culturelle de notre civilisation tragique et formidable.
Je demande que l'infamie et la diffamation prennent définitivement fin et j'en profite pour adopter quelques positions politiques car je suis un auteur engagé et courageux : je demande que cesse immédiatement la faim dans le monde, les injustices et les inégalités sociales. Je demande que l'on détruise sur le champ toutes les usines produisant des chaussettes qui se trouent à trop brève échance sur les ongles de mes orteils de doigts de pied.
Je demande, que dis-je, j'exige, que les frites des fast-foods soit dorénavant croustillantes et légères et que l'on ne nous serve plus jamais les immondités grasses et molles que je suis en train de manger tandis que j'écris ces lignes majestueuses (la plus étrange et spectaculaire beauté fleurie quelquefois sur la fange et la pourriture, tel est le miracle de l'Art).
Qu'il en soit ainsi et qu'on me laisse en paix ! Quelles que soient les machinations répugnantes que des scélérats comme Stevenson aient pu lui faire subir, je suis convaincu que l'Histoire saura retenir les noms des vainqueurs authentiques de la guerre contre le mal et l'ignominie.
J'en appelle à chacun de mes lecteurs éblouis : pourfendons ensemble les causeurs de tort et défendons vaillament la citadelle culturelle de notre humanité en offrant nos poitrines innocentes et nues aux coups des mécréants du verbe.
La vérité vaincra !